Le mot « chaud » est bien loin de rendre compte de l’ambiance… La troisième étape de The Ocean Race Europe était 🔥🔥🔥

Ça fait vraiment du bien d’être de retour à terre – et sur une terre plus fraîche – après la 3e étape de The Ocean Race Europe. Je n’avais jamais connu une telle chaleur sur un bateau. C’était. Vraiment. Brutal.

Nous avons quitté Carthagène sous une chaleur de 36 °C (97 °F) et nous avions l'impression qu'il faisait de plus en plus chaud, surtout lorsque nous longions la côte espagnole. Même la nuit, il n'y avait guère de répit. Mais à mesure que nous approchions de la côte sud de la France, la température a commencé à baisser, ce qui nous a apporté un peu de soulagement, grâce à un énorme orage qui nous a apporté de l'air plus frais en pleine mer !

Dans de telles conditions, il est vraiment important de bien s’hydrater et de garder un bon niveau d’énergie, mais c’est difficile à faire quand on n’a pas envie de manger à cause de la chaleur ; j’ai dû faire un effort conscient pour continuer à absorber suffisamment de calories. Nous avions le dessalinisateur à bord qui tournait en permanence pour produire assez d’eau potable – qu’est-ce que j’aurais donné pour un glaçon, voire dix !

Arrivée en fanfare à Nice, en France, pour l'équipe Malizia après la troisième étape de The Ocean Race Europe. © Marie Lefloch / Équipe Malizia

Je suis un peu déçu de notre cinquième place car, d'un point de vue stratégique, je ne pense pas que nous ayons commis d'erreurs ; nous avons eu de la chance à certains moments, tout comme les autres équipes, mais la lutte a été acharnée jusqu'au bout, notamment avec Paprec Arkéa.

Dans certaines conditions, sous un certain angle, nous sommes clairement à la traîne par rapport aux quatre premiers bateaux – je veux dire, regardez le Biotherm, ils sont vraiment rapides dans toutes les conditions, tout comme le Holcim PRB. Mais dans les bonnes conditions – tout ce qui est inférieur à huit nœuds en mode au teck, et quand le vent est plus fort et qu’on navigue en VMG –, le Malizia est vraiment, vraiment rapide, mais on n’a pas souvent ces conditions en Méditerranée ; c’est surtout au près, au largue, à différents angles. 

L'objectif de notre équipe pour la prochaine étape est donc, quoi qu'il arrive, de continuer à essayer de grappiller quelques points supplémentaires au classement, car la différence entre la deuxième et la cinquième place reste très serrée ; la lutte s'annonce donc acharnée jusqu'à la fin.

L'équipe Malizia navigue le long de la côte en direction de l'arrivée de la 3e étape de The Ocean Race Europe © Marie Lefloch / Équipe Malizia

Pour l’instant, nous avons un léger avantage sur mon compatriote italien, Ambrogio Beccaria, à bord du Mapei, car son équipe n’a pas terminé la première étape et n’a donc pas marqué de points. Nous devons donc veiller à conserver cet avantage. Bien sûr, Holcim PRB se verra attribuer des points moyens pour la première étape, calculés sur la base de ses performances lors des étapes 2 à 5, ce qui signifie que la situation évoluera jusqu’à la toute fin.

En tant que « local », on m’a demandé de m’occuper de la navigation pour la prochaine étape ; je vais donc passer les prochains jours à suivre la météo, à rencontrer Marcel van Triest, notre stratège, et à calculer les itinéraires. Nous ne restons en France que deux jours et il y a divers événements médiatiques, un Pro-Am et des séances de dédicaces, donc je suis content que nous soyons arrivés tôt ce matin, car cela me laisse quelques heures de repos supplémentaires avant de devoir préparer à nouveau mon équipement de voile !

La prochaine étape jusqu’à Gênes devrait durer entre deux jours et demi et trois jours, et nous devrions savoir dans les prochaines heures quel sera l’itinéraire. Il n'y a pas beaucoup d'options : ils pourraient nous faire faire le tour complet de la Sardaigne, mais si le vent tombe, cela pourrait prendre beaucoup de temps pour remonter jusqu'à Gênes. L'autre option consiste à passer par le détroit entre la Corse et la Sardaigne, au sud de Bonifacio. J'ai ma première réunion avec Marcel cet après-midi et nous commencerons à élaborer un plan ensemble.

De retour à Nice, en France, où le temps est relativement plus frais © Marie Lefloch I Team Malizia

J'ai vraiment hâte de retourner à Gênes : je garde un excellent souvenir de ma dernière visite là-bas, qui s'inscrivait également dans le cadre de The Ocean Race, lorsque nous y sommes arrivés avec l'équipe 11th Hour Racing après avoir remporté l'édition 2022-2023 de cette course autour du monde.

Le 5 septembre, j'ai un grand événement au Museo del Mar, où je vais vous en dire un peu plus sur mon parcours et sur ce que j'ai fait ces deux dernières années. J'ai hâte de retrouver mes amis, ma famille et le grand public.

J'espère vous voir nombreux sur le quai à notre arrivée !

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La deuxième étape de The Ocean Race Europe est terminée ! Nous attendons avec impatience la troisième étape vers Nice, en France