La lutte pour la quatrième place… jusqu’au tout dernier instant

La plus longue étape de The Ocean Race Europe, entre Gênes (Italie) et la baie de Boka (Monténégro), est désormais derrière nous – 7 jours, 10 heures, 26 minutes et 9 secondes – et nous avons réalisé une belle performance. Nous voulions vraiment nous battre pour le podium, et cette troisième place est donc un bon résultat pour nous. Nous occupons désormais la cinquième place au classement général, mais nous ne sommes qu'à un point de mon compatriote italien, Ambrogio Beccaria, sur Allagrande Mapei Racing : la quatrième place est à notre portée !

© Flore Hartout | Équipe Malizia

Cette étape a été marquée par une météo très contrastée : des violents orages de mistral aux périodes de calme plat, la Méditerranée, avec ses caprices, nous a tout fait subir. 

Vous vous souvenez peut-être que nous avions décidé de changer notre approche de la navigation pour cette étape et de confier cette tâche à une seule personne, hors quart. Will Harris s'en est très bien sorti tout au long de l'étape, prenant les bonnes décisions au bon moment. Cela nous a permis d'optimiser les performances du bateau et d'adopter un style de navigation plus rapide et plus réactif. En résumé, nous avons bouclé cette dernière étape de la course avec brio.

Nous surveillions le classement en permanence, car nous voulions vraiment voir Paprec Arkéa dépasser Mapei lors de la dernière étape, ce qui nous aurait mis à égalité de points, mais ce n’est pas encore fini ! Samedi, nous avons une dernière course côtière à trois bateaux, qui rapporte autant de points qu’une étape complète – sept à prendre – c’est une situation un peu incroyable. Il va être crucial de marquer tous les points possibles, donc la bataille pour la quatrième place est lancée !

© Flore Hartout | Équipe Malizia

Je sais que nous avons les compétences et le bateau pour y arriver, et nous réfléchissons déjà à la manière de tirer le meilleur parti du bateau, en éliminant tout poids superflu pour être sûrs d’être suffisamment légers. Nous pouvons être rapides quand le vent est vraiment très faible, même en dessous de huit nœuds, et il semble qu’ici, à l’intérieur de la baie au Monténégro, il n’y ait pas beaucoup de vent, alors… peut-être aurons-nous de la chance !

Pour une fois, les premiers jours après l'arrivée d'une étape s'annoncent plutôt calmes. J'ai attrapé une toux et un rhume pendant l'étape, je vais donc me reposer autant que possible pour être en pleine forme samedi. J'ai aussi très envie de prendre un peu de temps pour moi et de simplement profiter du cadre : c'est comme découvrir un petit coin de paradis.

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L'Ocean Race Europe, c'est fini ! Leçons tirées, changement de cap et prochaines étapes…

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