The Ocean Race Atlantic : Jour 1
Après une journée de course, Francesca et son équipage à bord d'11th Hour Racing occupent une solide troisième place, alors que les bateaux négocient leur approche du Gulf Stream.
11th Hour Racing pointe à un peu plus de huit milles du leader, Team Malizia, et talonne de près le deuxième, United by the Ocean, skippé par Paul Meilhat. Juste dans son sillage, Embrace the Challenge occupe la quatrième place, avant un écart de 12 milles avec DMG MORI Global One, cinquième. MSIG Europe ferme la marche.
© Francesca Clapcich | 11th Hour Racing | The Ocean Race
Le départ, donné depuis une ligne virtuelle à 120 milles nautiques au large de New York, n'a pas été de tout repos : violents orages et éclairs ont accompagné les bateaux jusqu'à la ligne. Une fois lancée, cette course de 3 200 milles vers Lorient a débuté tribord amure pour toute la flotte, cap au sud-est.
À bord aux côtés de Francesca, Elodie-Jane Mettraux (SUI/FRA), Alberto Bona (ITA) et le Britannique Will Harris raconte que tous les navigateurs cherchaient du vent plus au sud dès les premières heures, tout en tentant de tirer le meilleur parti du Gulf Stream, dont l'influence peut peser lourd sur la performance relative d'un bateau.
« La pression était meilleure si on descendait plus au sud, et en plus, le Gulf Stream nous poussait plutôt bien », nous confiait Will depuis le bord. "Maintenant que nous sommes dans cette transition de petit temps, les modèles du Gulf Stream se révèlent tous complètement faux. On en est donc réduits à deviner où se trouvent les courants, et dans ce petit temps, ça compte énormément."
Will se dit plutôt satisfait de leur positionnement par rapport au centre de la nouvelle dépression qui se forme au nord, celle-là même qui doit les propulser à travers l'Atlantique en direction de l'Europe. « Notre position actuelle n'est pas mauvaise, estime-t-il. On aurait sans doute préféré être un peu plus au nord pour le moment où ce nouveau vent va s'installer. Cela dit, on fait partie des bateaux les plus à l'est, et c'est justement la direction qu'on cherche à prendre jusqu'à l'arrivée. Les prochaines heures nous diront si la chance tourne en notre faveur avec un peu plus de vent, ou si Malizia s'en sort mieux en restant plus au nord. »
Une fois dans cette nouvelle brise, la vitesse devrait grimper d'un cran et le tapis volant vers l'est pourra vraiment commencer. « Ça va rester du reaching très rapide, résume Will. « On verra comment on s'en sort cette nuit avec ce petit temps. C'est vraiment délicat, d'autant que le Gulf Stream complique encore un peu plus la donne. »
Malgré un moment de tension avant le départ — un impact de foudre à proximité avait provoqué une brève coupure de courant à bord —, Will se dit content de la tournure des événements. « C'était un moment inquiétant, parce que ce bateau n'a pas un très bon historique avec la foudre. On était donc un peu nerveux en arrivant sur la ligne, mais tout semble bien se passer maintenant », conclut-il.