Mon objectif ultime : le Vendée Globe

L'ambition de longue date de Francesca est de participer au Vendée Globe, une course en solitaire et sans escale autour du monde.

Cette course emblématique, qui se déroule tous les quatre ans depuis 1989, est surnommée « l'Everest de la voile » et attire plus de 40 concurrents sur la ligne de départ.

Les trois grands caps

La course démarre aux Sables-d'Olonne, sur la côte ouest de la France. Elle suit un itinéraire vers l'est autour du globe, en passant par les trois grands caps : le cap de Bonne-Espérance, le cap Leeuwin et le cap Horn. C'est le Français Armel Le Cléac'h qui détient le record actuel du tour du monde à la voile, établi en 74 jours, 3 heures, 35 minutes et 46 secondes.

Tous les quatre ans, des millions de fans envahissent la ville, impatients d'apercevoir leurs héros de la mer et de se promener sur les quais pour admirer les bateaux. Il est possible de suivre les bateaux 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 grâce au système de suivi de la course, et une course en réalité virtuelle permet aux fans de se mesurer à la flotte… depuis le confort de leur foyer !

Le voilier IMOCA

Chaque skipper prend le départ à bord d’un monocoque de 60 pieds, appelé IMOCA. Conçu selon la « règle de la boîte », la coque du bateau doit mesurer 18,28 mètres de long (60 pieds) avec un tirant d'eau de 4,5 mètres (14,8 pieds). Ce sont les monocoques les plus puissants utilisés aujourd'hui en solitaire, avec une surface de voilure cumulée de 1 370 m² et capables d'atteindre jusqu'à 30 nœuds (35 mph/56 km/h). La jauge IMOCA stipule que certaines parties du bateau doivent être identiques sur tous les bateaux : le mât, les voiles, le vérin de quille, la bôme, la trinquette J2 et les galhaubans. Les marins et leur équipe de conception o gardent la main sur le reste, notamment la conception des foils, qui soulèvent la coque et réduisent la traînée.

L'équipe IMOCA 11th Hour Racing, vainqueur de The Ocean Race 2022-23

La vie à bord

La vie à bord d’un IMOCA peut être assez rude. Les marins consomment 5 000 calories par jour, en se nourissant de repas lyophilisés façon « astronaute ». Ils produisent leur eau potable grâce à un dessalinisateur embarqué et n'ont ni toilettes ni douche : deux seaux et une éponge, c'est tout ! Au fil de leur tour du monde, ils affrontent des températures allant jusqu'à 45 °C et pouvant descendre à -15 °C — et il peut même neiger à bord dans les profondeurs de l'Océan Austral. Tous les concurrents reçoivent les mêmes informations météo — aucune assistance extérieure n'est autorisée — et communiquent avec leurs proches et leur équipe à terre par téléphone satellitaire, e-mail, et même WhatsApp.

En profiter pour manger un morceau

La science à bord

De nombreuses équipes emportent désormais du matériel scientifique pour prélever des échantillons et évaluer la santé de l'océan en course. Lors de The Ocean Race 2022-23, l’équipe 11th Hour Racing collecté des échantillons d'eau pour analyser les taux de CO₂, les oligo-éléments et la salinité, et mesuré les températures de surface de la mer. Ces données étaient transmises en temps réel depuis le bateau à des scientifiques en Europe afin d’étudier l’impact du changement climatique sur l’océan. De plus, alors que l'équipe naviguait dans certaines des régions les plus reculées de la planète, elle a déployé des bouées dérivantes qui transmettaient par satellite des données sur les courants et les températures, utilisées par des scientifiques et des météorologues du monde entier.

La collecte de données scientifiques fait désormais partie intégrante de la navigation au large

Francesca Clapcich

Francesca est la PDG de Team7Sailing

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