De retour en chantier...

© Maud Helfgott - polaRYSE / 11th Hour Racing

Après une Vendée Arctique-Les Sables d'Olonne intense jusqu'au cercle arctique et retour, il est temps de chouchouter notre IMOCA 11th Hour Racing ! Il est de retour au chantier, à Lorient, France, pour trois semaines de refit estival.

Au terme de huit jours de course, je me suis classée cinquième sur neuf concurrents, après avoir parcouru 3 272 milles nautiques [3 765 miles | 6 059 km] à une vitesse moyenne de 15,4 nœuds [17,2 mph | 28,5 km/h]. 

Quand on navigue à ce niveau, sur ces machines volantes, le refit n'est pas qu'une formalité, c'est ce qui maintient tout à 100% en course, quand ça compte vraiment. Depuis la mise à l'eau en mars dernier, nous avons déjà pas mal navigué, et il y a encore beaucoup de milles à parcourir dans les prochains mois. C'est pour cela qu'on doit assurer que chaque partie du bateau est en parfait état.

© Maud Helfgott - polaRYSE / 11th Hour Racing

Avant même que le bateau ne soit rentré à Lorient, l'équipe se préparait pour un test à 90 degrés, pour s'assurer qu'il peut se redresser en cas de chavirage, et l'équipe technique à terre est mobilisée pour quelques semaines de travail intense. Du gréement à l'électronique en passant par les composites, chaque département va passer le bateau au peigne fin pour s'assurer qu'il est prêt pour la grande course de l'été : The Ocean Race Atlantic. Ce refit ressemble un peu à un arrêt aux stands en Formule 1, mais il dure trois semaines plutôt que 6 secondes !

« Nous avons déjà disputé deux courses, dont une assez longue, et il nous reste encore quatre transatlantiques à parcourir ; il est donc important de tout vérifier minutieusement. Nous avons subi quelques avaries lors de la Vendée Arctique, rien de catastrophique, mais rien de négligeable non plus. Le principal problème concernait un rail de mât qui s’est tordu ; nous devons donc remplacer cette section ainsi que les inserts. Nous avons également accroché un filet de pêche autour de la quille, ce qui a causé des dégâts assez importants sur les bords d’attaque et de fuite. Le plus grand défi consiste désormais à rester organisés pour s’assurer que toutes les vérifications soient effectuées à temps afin de pouvoir mettre le bateau à l’eau le 15 juillet », explique Noémie Provost, ingénieure au bureau d’études.

Fin juillet, nous mettrons le cap sur les États-Unis pour une tournée entre Boston, Newport et New York avec notre sponsor principal, 11th Hour Racing (plus de détails très bientôt…). Puis, le 1er septembre, nous prendrons le départ de The Ocean Race Atlantic avec un équipage mixte, pour une course de New York à Lorient. Et après cela ? La Route du Rhum. En solitaire, de Saint-Malo à la Guadeloupe, 3 500 milles nautiques à travers l’Atlantique. L’une des courses les plus emblématiques de la voile au large, et l’une des étapes majeures de toute ma campagne pour le Vendée Globe 2028.

Un chiffre pour replacer tout ça en perspective : d'ici la fin de l'année, nous aurons parcouru environ 19 000 milles nautiques [21 864 miles | 35 188 km], dont 12 000 milles [13 809 miles | 22 000 km] en course. Un tour du monde, c'est 24 000 milles nautiques, donc pas très loin d'un circumnavigation complète !

J'ai une chance incroyable d'avoir ces personnes vraiment talentueuses autour de moi, d'autant que chacune d'entre elles fait une énorme différence dans mes performances sur l'eau. 

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Happy Olympic Day!

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Francesca Clapcich, à bord du 11th Hour Racing, a franchi la ligne d'arrivée de la Vendée Arctique en cinquième position