Jour 4 : Téléchargement quotidien - jusqu'au troisième et surf au vent
L'équipage de 11th Hour Racing vient de passer 24 heures supplémentaires impressionnantes dans le cadre de la Transat Café L'OR, alors qu'il file au vent arrière vers l'île de Madère, à l'approche de la fin de sa quatrième journée en mer.
Bonjour depuis le bord du 11th Hour Racing ! © Francesca Clapcich | 11th Hour Racing
Francesca Clapcich et Will Harris s'étaient placés dans le groupe de tête et occupaient la quatrième place, mais selon le pointage de 06 h 00 UTC, ils sont désormais remontés à la troisième place, à 23 milles marins derrière les nouveaux leaders, Sam Goodchild et Loïs Berrehar, à bord du MACIF Santé Prévoyance.
Ce matin, 11th Hour Racing se trouvait à une vingtaine de milles derrière Charal, deuxième, et à sept milles devant Allagrande MAPEI, quatrième. Ce groupe de quatre bateaux devance largement un bateau isolé en cinquième position qui les talonne – Teamwork-Team SNEF, mené par Justine Mettraux, une bonne amie de Francesca – et compte 120 milles d’avance sur le groupe suivant, également composé de quatre bateaux, parmi lesquels Initiatives-Cœur, Association Petits Princes-Queguiner (qui a pris du retard en raison d’un problème technique non précisé à bord) et Bureau Vallée.
Après avoir affronté des conditions de navigation difficiles le long de la côte ibérique, le défi consiste désormais à franchir une vaste zone de blocage caractérisée par des vents faibles, qui s'étend sur des milliers de milles à travers l'Atlantique. Le célèbre anticyclone des Açores – actuellement situé à environ 1 200 milles au sud-ouest des leaders de la course – va constituer un obstacle majeur alors que la flotte poursuit sa route vers le sud en direction des Canaries, qu'elle devra laisser à tribord.
Cela signifie que les équipages sont contraints de naviguer dans un passage étroit entre les îles et la côte africaine, par vent faible, la brise étant susceptible d'être plus forte près du rivage. Pour Francesca et Will, ce sera une étape de la course où ils devront mettre à profit toute leur expérience et leur instinct pour se frayer un chemin vers le sud et tenir leur position face aux bateaux de leur groupe, qui pourraient être mieux adaptés à ce type de conditions.
Pour l'instant, l'objectif est de continuer à descendre le plus loin possible vers le sud afin de pouvoir, à terme, profiter des alizés du nord-est qui mèneront la flotte vers l'ouest, en direction des Caraïbes.
À bord, tout va bien sur le 11th Hour Racing, piloté par un équipage radieux qui savoure la course et la compagnie de ses coéquipiers ; le bateau est toujours en bon état. Ce matin, Francesca a envoyé une superbe photo de l'aube se levant sur une mer d'huile alors qu'ils filaient au vent arrière à 15 nœuds, avec encore plus de 3 000 milles à parcourir jusqu'à l'arrivée en Martinique.
Ed Gorman